4ème de couverture n°3

•6 janvier 2008 • Laisser un commentaire

   Chère Mademoiselle Emma Wagner,

   Nous serions honorés de vous accueillir à Bayreuth au sein de la prestigieuse demeure familiale de Richard Wagner à l’occasion de l’anniversaire de sa mort.

   Vous ignoriez très certainement vos liens de sang avec la lignée du célèbre musicien. Cependant, au-delà de cette surprise, sachez qu’il n’est jamais trop tard pour dénouer les secrets du passé.

   Bien entendu, nous déclinons toute responsabilité quant aux troubles et désagréments occasionnés par votre venue. Que des néo-nazis vous traquent vous et vos proches jusqu’à ce qu’ils parviennent à leurs fins n’est malheureusement pas totalement de notre ressort.

  Vous risquerez votre vie, soit. Mais, très chère Emma, qui ne la risque pas de nos jours ?

  En espérant vous compter parmi les nôtres, veuillez agréer, Mademoiselle Wagner, nos sentiments les meilleurs.

4ème de couverture n°2

•6 janvier 2008 • Un commentaire

   Pour qui pénétrait sous les fourches caudines du camp de Buchenwald, un seul mot d’ordre prévalait : “jedem das seine”: “à chacun son dû”.

   Dans les pages qui vont suivre, chacun est aussi à sa place, prêt à jouer sa partition le plus fidèlement possible. Que certains soient prêt à lutter ou non importerait presque peu. L’essentiel reste de savoir si le poids du passé ne pèsera pas trop lourd pour des âmes encore innocentes.

   Chacun pour soi ou au contraire quelques-uns unis pour le meilleur ?

   A chacun ses choix. A chacun son sang.

le journal intime d’Emma Wagner

•3 janvier 2008 • Laisser un commentaire

3 janvier 2008

Mon nom est Emma Wagner et je n’ai jamais écrit la moindre ligne de journal intime. Je ne sais trop par quoi commencer, l’écriture d’une thèse me paraît être un exercice plus abordable. Je vais probablement me contenter de peu pour ce soir.

Depuis la mort de mes parents dans un accident de la route il y a quelques années, ma vie me semble à la fois chaotique et à la fois la plus terne possible. Comme si le monde qui m’entoure demeurait à l’affût de mes moindres faits et gestes. A tel point que j’ai parfois la désagréable impression d’être une héroïne de roman. Observée, épiée et qui plus est livrée aux mains d’inconnus qui seraient maîtres de mon destin …

Sur la piste d’Emma Wagner

•22 décembre 2007 • Laisser un commentaire

Décembre 2007 / Lancement du blog ” Emma Wagner “

Lundi 7 janvier 2008 / 3ème rencontre entre les élèves et Gaston Marceteau

Du 7 janvier au 11 février 2008 / Ateliers d’écriture à la Maison Gueffier animés par Cathie Barreau et Guénaël Boutouillet: ” Jouer avec les débuts “.

Lundi 21 janvier 2008 / 4ème rencontre entre les élèves et Gaston Marceteau.

Lundi 28 janvier 2008 / Mise en place du premier projet vidéo avec l’aide de Patrice Gaborit : un documentaire autour des lieux de mémoire à la Roche sur Yon (1943-2008) – Objectif : faire revivre les lieux oubliés qui évoquent la période de l’occupation. (constitution des groupes (5 élèves) et travaux préparatoires)

Lundi 11 février 2008  / Conférence de Marine Lebrun. Thème : ” les métiers du livre ” (conception, diffusion, etc…)

Samedi 9 février / Présentation du projet en cours “Suite en Sang Majeur” et de celui de l’an passé, “Cent jours, sang Nuit” au collège Saint Louis à l’occasion des Portes Ouvertes.

Février-Mars / Travaux préparatoires pour la réalisation de la bande-annonce du second roman. Tournage à la Roche sur Yon sur trois soirées, puis aux Sables d’Olonne sur une matinée.

12 mars 2008 / Enregistrement d’une interview sur les ondes de ”France Bleu Loire Océan”

17 mars 2008 / Intervention d’un membre de la fondation Emile Maginot et remise officielle d’un chèque aux élèves afin de soutenir leur projet.

Avril 2008 / Finalisation des épreuves pour l’impression de “Suite en Sang Majeur”.

Samedi 3 mai 2008 / Présentation du roman, de la bande annonce et d’une double exposition à la Médiathèque Benjamin Rabier :

” Des manuscrits au roman “.
Puis, exposition d’objets et d’oeuvres d’art en lien avec la seconde guerre mondiale.

Samedi 10 mai 2008 / Présentation et signature à la librairie Agora, à la Roche sur Yon, entre 14h00 à 18h30

Mercredi 28 Mai 2008 / “Garden Party” à partir de 14h30, au Musée de la Résistance de Mme Gouin, à l’occasion de la sortie de “Suite en Sang majeur”.

Mai 2008 (date à préciser – 20h00) / Projection en plein air dans la cour du collège Saint-Louis et sur grand écran de la bande annonce, du documentaire puis du making-of de la bande annonce. (?)

16/17/18  juin 2008 / Séjour en Normandie en lien avec le Débarquement allié.

Juin 2008 / Repos mérité & fin des aventures d’Emma Wagner.

L’interview imaginaire

•21 décembre 2007 • Laisser un commentaire

  Voici l’interview imaginaire & exclusive d’Alix Delcourt. A nous de nous amuser à imaginer les questions, les réponses, ou bien les deux tout en étant le plus crédible possible …

(Vous pouvez poster les questions ou les réponses dans les commentaires, elles seront ajoutées directement au texte en ligne après validation)

Journaliste : Alix Delcourt, tout d’abord merci d’avoir répondu à notre invitation. Ma première question sera des plus classiques : d’où vous vient votre goût pour l’écriture et pour la littérature en général ?

Alix Delcourt : Laissez-moi vous répondre et ne précipitez pas les questions! Je suis sans doute d’une génération spontanée, mais il me faut néanmoins le temps de la réflexion. Dès mes premières années
de collège voyez-vous, j’ai été pétri(e) de littérature antique.
Les hauts faits de Zeus et les aventures d’Ulysse n’avaient plus de secrets pour moi si bien que je m’amusais à imaginer d’autres histoires, toujours plus merveilleuses! je pourrais vous montrer des mythes et des légendes que j’avais écrits à l’époque: “La naissance d’Iradeus”, “la glaciation de la terre”, “Les étoiles”, “la neige” et bien d’autres! J’ai eu aussi mon coup de coeur pour les chevaliers de la table ronde et mes lectures ont nourri mes nombreux écrits. j’ai publié à l’époque plusieurs romans de chevalerie qui ont eu un certain succès, et je suis donc très étonnée des bruits qui courent.

Journaliste : Vous faites allusion aux rumeurs qui affirment que vous n’écririez pas vous-même vos romans. Quelle est votre réaction exacte à ce sujet ?

Alix Delcourt : …

Madame Wagner

•19 décembre 2007 • Laisser un commentaire

Par curiosité, je compulse un volumineux ouvrage qui trône dans une étagère de ma bibliothèque. Il s’agit plutôt de deux gros volumes : le dictionnaire des femmes célèbres. Machinalement, je regarde à la lettre W. W pour Wagner, évidemment. Je cherche en fait des informations complémentaires sur Winifred Wagner. On ne sait jamais ! Le dictionnaire ne tarde pas à me renseigner puisque je tombe sur Winifred mais également sur …Lola Wagner.

Je vous livre le trop court article : “ Mme Wagner, dite “ Lola ”. De sa petite librairie, le vœu de Louis XIII, elle fait un centre de résistance important, une boîte aux lettres où les uns et les autres viennent déposer et chercher des papiers, des journaux et même des armes. Mais un jour de juillet 1943, le 17, le centre est découvert par la Gestapo qui, d’un coup de filet ramasse nombre de militants y compris Mme Wagner. Elle est déportée à Ravensbruck, où elle meurt. ”

L’histoire pourrait s’arrêter là, c’est déjà un parcours exceptionnel. Seulement, le plus étonnant reste à venir. Nous qui avions imaginé avec Cent jours, Sang nuit, un roman autour de Napoléon dont l’héroïne s’appelait Emma Wagner, je découvre avec stupeur l’adresse de la librairie, sise au 68 rue …. Bonaparte.                                                                                    

(Th. Barbeau)

Concours pour la 4ème de couverture

•18 décembre 2007 • 3 commentaires

      Moi, Alix Delcourt, auteur(e) à part entière de ce roman, j’invite tous les lecteurs français et tous les lecteurs francophones se trouvant en territoire étranger ou qui viendraient à s’y trouver à me lire.

   Moi, et mon innombrable armée de petites mains, nous avons été submergés par la tâche. Par les mots eux-mêmes, infiniment plus nombreux et plus délicats à manier que ce que nous pensions. Mais notre effort nous a amenés là où nous sommes aujourd’hui.

   Le dernier mot est-il dit ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et qui vous dit que rien n’est perdu pour Emma Wagner. Car Emma Wagner n’est pas seule. Elle n’est pas seule. Elle a un vaste empire derrière elle. Des ombres fraternelles et bienveillantes la protègent afin que chacun puisse librement se réveiller au souffle du printemps.

   Non, la trajectoire de la résistance yonnaise de la place Napoléon jusqu’aux places d’appel de Buchenwald n’a pas été vaine parce que cette mémoire est toujours vivante et intacte en nos cœurs.

   Quoi qu’il arrive cette mémoire ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas puisque dans nos veines coule aussi son sang.

Thierry Barbeau, à partir du texte de l’appel du 18 juin 1940 de Charles de Gaulle.

Article Ouest-France (18/12/07)

•18 décembre 2007 • Un commentaire

Des collégiens écrivent le roman de l’Occupation

L’an dernier, ils avaient écrit un polar sur fond de vengeance entre les architectes de La Roche-sur-Yon. Cette fois, les élèves de Saint-Louis s’attaquent à l’Occupation.

Il s’approche discrètement, de façon fugace, comme si des Allemands étaient encore dans les parages. « Ils sont d’une maturité impressionnante », souffle-t-il. Gaston Marceteau, résistant et déporté, vient pour la deuxième fois au collège Saint-Louis, à la rencontre d’élèves de 3e. « Ça me fait tout drôle, car j’ai été élève ici », confesse-t-il à ces élèves, qui pourraient être ses petits-enfants. Les élèves mesurent la chance qu’ils ont d’avoir en face d’eux « un vrai résistant », commente Chloé, qui écrit un roman « à 41 mains » dont la trame de fond sera l’Occupation allemande à La Roche-sur-Yon.L’an dernier, elle avait participé à l’écriture de Cent jours, sang nuit, un polar, qui se passait aussi à La Roche-sur-Yon, sur fond de règlement de comptes entre des descendants des architectes de la ville napoléonienne. Les élèves ont pris goût à l’écriture, les enseignants aussi. Et Gaston Marceteau est tout heureux d’apporter sa pierre à l’édifice de ce deuxième roman. Il n’a posé qu’une seule condition. Que la vérité historique soit préservée, « car ce que j’ai vécu, mon histoire, c’est pas du roman, c’est de la vérité, pure et tragique ». Pour Matthieu, le respect de la vérité historique est une évidence. « Ça sera aussi une façon de rendre hommage aux résistants. » Pour Chloé, « on ne peut pas se permettre d’erreurs historiques ».

Les statues de bronze fondues

Alissiane est plus nuancée. Mais d’une grande pertinence. Elle dit oui à la rigueur historique, « bien sûr », mais sans tomber dans le manuscrit trop érudit, historico-aride, car l’idée est avant tout de faire oeuvre romanesque, pour attirer des lecteurs. Une remarque très juste, car c’est l’écueil principal quand on s’attaque à l’écriture d’un roman historique. Les élèves ne sont pas au bout de leurs peines. Ce deuxième roman n’est encore qu’à l’état d’ébauche.

Tout juste sait-on qu’il devrait comporter deux grandes parties, l’une se déroulant aujourd’hui, « la partie la plus romanesque », l’autre pendant l’Occupation, partie sans doute plus historique. Mais pour l’une et l’autre des parties, la contribution de Gaston Marceteau sera déterminante. Parce qu’il a été un acteur de cette page sombre de l’histoire locale. Il pourrait passer des heures à raconter la ville sous la botte allemande. La géographie de la présence allemande dans la cité de Napoléon, il s’en souvient comme si c’était hier.

Par exemple les bureaux de la terrible Gestapo, « situés dans une belle maison en pierre de taille, boulevard Briand, maison qui existe toujours d’ailleurs », et qu’il a fréquentés, avant d’être envoyé en prison. Il se souvient aussi de la milice, « cette police française au service des Allemands », qui avait fait du Café de la Paix, « pourtant tenu par un grand résistant », son quartier général. Il a aussi en tête ces belles statues de bronze, celles du peintre Paul Baudry et du général Travot, fondues par les Allemands, « peut-être pour faire des canons », en tout cas pour soutenir l’effort de guerre allemand. Des anecdotes par milliers, dans une mémoire intacte, que les élèves butinent. Pour nourrir un roman qui fera date dans leur histoire personnelle.

Philippe ECALLE – Ouest-France

Premier billet

•17 décembre 2007 • Laisser un commentaire

Voici donc le blog d’Alix Delcourt consacré à l’écriture de la suite du roman Cent Jours Sang Nuit. S’appelera-t-il “Pourquoi se réveiller au souffle du printemps ?” ou bien “Et dans mes veines coule son sang” ?