article Journal de la Vendée (17 mars)

•23 mars 2008 • Un commentaire

“Le deuxième roman d’Alix Delcourt “Suite en Sang Majeur” sera bientôt disponible. Derrière l’auteur se cachent deux classes de troisième du collège Saint Louis de la Roche sur Yon. Ils peaufinent depuis plusieurs mois la suite de leur premier roman, “Cent Jours, Sang Nuit”, paru l’an passé. L’intrigue ? L’héroïne du premier livre se lance dans une enquête passionante, au coeur de la Vendée. La jeune étudiante en histoire va faire d’étonnantes découvertes sur son passé et ses origines. Elle va se lier d’amitié avec Georges, résistant pendant la seconde guerre mondiale, puis déporté à Buchenwald. Emma tiendra-t-elle la partition jusqu’au bout ? Les écrivains ont puisé leur inspiration dans leur cours d’histoire. Ils ont aussi rencontré un ancien résistant vendéen.

Suspens, rebondissements, découvertes, sueurs froides sont les ingrédients réunis dans ce deuxième opus.”

Emma Wagner encore sur les ondes

•9 mars 2008 • Laisser un commentaire

   Mercredi 12 Mars 2008, à 14h00, enregistrement d’une interview sur les ondes de Radio France Bleu Loire Océan (93,2 Mhz). Trois élèves en compagnie de Melanie Domange.

   Diffusion ultérieure au sein du journal d’information.

Suite Sang Majeur : Chapitre 1 / Exclusivité

•1 mars 2008 • Laisser un commentaire

Chapitre 1


La Roche sur Yon, Place Napoléon
Lundi 2 septembre 1943, 9h00.

     Voilà. Je suis seul. La rue Pétain est encore calme. Presque trop. D’ici une semaine, il faudrait que tout soit prêt, que je sois à nouveau prêt. Etre prudent, s’efforcer de l’être en toutes circonstances et feindre l’indifférence en profitant du décor. La statue de l’Empereur à laquelle l’occupant n’a pas encore touché, quelques timides promeneurs, une traction arrière noire à proximité de l’Ecole Saint-Louis.

    Combien de temps la situation restera-t-elle aussi critique ? Le douze août dernier résonne toujours aussi sombrement dans mon esprit. Le jour où mes camarades se sont faits prendre. Où se trouvent-ils ? Quel sort ont-ils subi ? Dire qu’un jour ce sera probablement mon tour. Mais, il est hors de question de faire machine arrière. Ne pas faiblir et continuer la lutte.

     J’achève la traversée de la place en passant à proximité du kiosque impérial afin de m’engager vers la rue Paul Doumer. Mon pas se ralentit malgré moi à la vue de ce sinistre drapeau à croix gammée qui flotte honteusement sur l’hôtel de ville.

     Soudain, à quelque pas de là, dans mon dos, un bruit sourd me fige. Ma respiration s’accélère. Dans ces cas-là, on ne sait jamais que faire à temps. Dois-je me retourner, attendre, fuir ? Mon jour est-il arrivé ? Trop tard pour les réponses à mes questions. On m’agrippe. Deux hommes me ceinturent. Pas difficile de les identifier. Le costume sombre, la mine inexpressive. Inutile d’ajouter la traction arrière noire qui m’attend ainsi que le brassard à l’épaule gauche pour ne pas reconnaître la terrible Gestapo. Immédiatement, ils me menottent, me poussent violemment sur la banquette arrière, un homme de chaque côté pour éviter toute tentative d’évasion. Ce n’est pas la peine, messieurs, je ne comptais pas fuir.

     Je ne peux et ne veux qu’une chose : me taire. Me taire pour protéger le réseau. C’est la consigne. Tenir le plus longtemps possible, au moins le temps de laisser aux camarades la possibilité d’échapper aux tentacules du Monstre. Les portières claquent comme un coup de tonnerre sur mon dernier espoir.

     Mon cœur bat et soulève imperceptiblement à chaque nouvelle pulsation le papier qui se trouve dans la poche supérieure de ma veste. Le plan du site du prochain atterrissage d’armes et les nouveaux alexandrins ! Quelle négligence ! Ne jamais écrire, je le sais bien pourtant. Toujours faire confiance à sa mémoire. La mienne me joue des tours… Il ne faut pas qu’ils se les procurent. Ont-ils déjà fait le lien avec “ Faut-il se réveiller au souffle du printemps ? ”, notre dernier code ? Malgré mes menottes, je saisis la fine feuille, la roule en boule et la porte à ma bouche tout en toussotant. Mes passagers semblent m’ignorer. Ils profitent du paysage que je connais aussi bien qu’eux. Les rues Joffre et Foch, puis le boulevard d’Angleterre jusqu’à cette grande bâtisse grisâtre : la Maison d’Arrêt.

     Comme prévenues de notre arrivée, les deux lourdes portes s’ouvrent. On m’emmène de suite dans une cellule étroite et faiblement éclairée. Quatre hommes sont là, un sourire macabre aux lèvres dans l’attente du plaisir que va leur procurer ma prochaine souffrance.

     Ils peuvent essayer … tenter. Ils ne perdent rien après tout. Mis à part perdre du temps. Pas question de parler. Me taire. Je ne parlerai pas. Je ne parlerai pas. Je ne parlerai pas.

Suite en Sang Majeur / Droits Réservés ®

Journal intime d’Emma Wagner

•28 février 2008 • Un commentaire

Jeudi 28 Février 2008.

   J’en ai marre! Marre de cette thèse qui me prend tout mon temps. Heureusement que je fais des pauses pour écrire dans ce journal intime, même si je trouve toujours cela bizarre. Et puis, il y a la Roche. A force de passer mes journées à étudier cette ville, je vais finir par ne plus pouvoir la voir en peinture.

   A la place je pourrais sortir, m’amuser, faire les boutiques … Et non ! Comme si c’était plus passionnant d’écrire une thèse. D’accord, j’aime ce que je fais mais au bout d’un moment je n’en peux plus, c’est normal !

   Mon chat est malade et je n’ai pas le temps de l’envoyer chez le vétérinaire. Cela n’a aucun rapport avec ma thèse ! Et alors ? Est-ce que mon chat est plus important que des papiers se rapportant à une ville. Pour moi oui, donc je vais fermer ce journal et emmener mon chat se faire soigner. Mais ce n’est pas une excuse pour arrêter d’étudier la Roche sur Yon pendant quelques heures, enfin peut-être que si en fin de compte.

   On verra plus tard pour la thèse…                                                       (ML)

11 septembre 1942

•13 février 2008 • Laisser un commentaire

 VILLE DE LA ROCHE SUR YON

AVIS A LA POPULATION

Les Habitants sont informés que, par ordre des autorités d’occupation, l’heure de police et le couvre-feu sont fixés comme suit, à partir du 15 septembre (soir) :

Heure de police (fermeture des cafés, Restaurants, etc.) 22 h. 30

Couvre-feu …………………………………………….de 23 heures à 5 heures

Il sera donc interdit de circuler, à dater du 15 septembre, de 23 heures à 5 heures (au lieu de 23h30 à 3 heures)

La Roche sur Yon, le 11 septembre 1942

Le Maire : L.TAPON.

Journal intime d’Emma Wagner

•12 février 2008 • Laisser un commentaire

Lundi 11 février 2008,

   Aujourd’hui, mon “bien-aimé” directeur de thèse m’a proposé d’en rédiger une sur l’histoire de la ville de la Roche sur Yon.  J’aime beaucoup l’Histoire et l’époque napoléonienne en particulier mais je dois l’avouer, je n’ai nullement envie de l’écrire, même si j’ai un peu plus de deux ans pour la réaliser. Surtout avec les beaux jours du printemps qui devraient arriver ; je préfère amplement sortir avec mes amies.

   Je suis déjà épuisée en pensant à tout le travail que je vais devoir fournir : faire mes recherches aux archives, aller à la médiathèque, à la maison Gueffier … Moi qui prévoyais de me reposer l’été prochain. C’est loupé.

(EV)

Article Presse Océan

•30 janvier 2008 • Un commentaire

Des élèves du collège Saint-Louis planchent sur leur deuxième roman

Après le succès de leur premier livre « Cent jours, Sang nuit », deux classes de 3e du collège Saint-Louis se glissent à nouveau dans la peau d’apprentis écrivains.

   Sang, secrets et rebondissements. Tel est le programme que nous promettent des élèves de 3e du collège Saint-Louis
 qui travaillent actuellement à l’écriture de leur deuxième roman.

   À cette occasion, on aura le plaisir de retrouver l’héroïne du premier livre, Emma Wagner, jeune étudiante yonnaise en histoire qui va faire d’étonnantes découvertes sur son passé et ses origines… Elle va également croiser le chemin de Georges, résistant pendant la seconde guerre mondiale, puis déporté au camp de concentration de Buchenwald.

Un travail de longue haleine

   Depuis le mois de novembre, ces collégiens travaillent deux heures par semaine sur ce projet. Ils sont divisés en deux groupes. Colombe a choisi de faire parti de celui qui est chargé des relations avec la presse : « Jai déjà écrit l’année dernière et cette année, je voulais essayer quelque chose de nouveau. Je ne suis pas déçue car je trouve que c’est très intéressant ! ».

   Les écrivains quant à eux, ont puisé l’inspiration dans leurs cours d’histoire, mais pas seulement. En effet, un ancien résistant Vendéen les a rencontrés à plusieurs reprises afin de les faire bénéficier de son expérience de la seconde guerre mondiale.

Le plaisir d’écrire

   Barthélemy a tenu à faire parti du groupe des écrivains. « J’aime écrire car je peux laisser libre court à mon imagination. Ça me permet de comprendre tout le travail que les écrivains font pour faire des livres. Il faut toujours retravailler et chercher la meilleure phrase ». De plus, cette expérience lui « donne envie de lire plein d’autres livres ».

   Ce deuxième livre dont le titre n’est pas encore décidé sera diffusé à 900 exemplaires et mis en vente au collège Saint-Louis ainsi qu’à la librairie Agora à partir du 8 mai, date symbolique.

Cécile Jandau / Presse-Océan / Mercredi 30 janvier 2008.

Le journal intime d’Emma Wagner

•29 janvier 2008 • Laisser un commentaire

     Encore et toujours fatiguée… Mais la véritable question est : “Ai-je déjà été en pleine forme au moins une fois  depuis la mort de mes parents ?” Cela fait longtemps que cet état d’épuisement est omniprésent. Mais est-ce vraiment dû à la mort de mes parents ou à cette impression d’être épiée, observée ? Quoi qu’il arrive, j’ai toujours mes cernes sous les yeux.

(BD)

Concours 4ème de couverture

•27 janvier 2008 • Un commentaire

Suite en Sang Majeur

   La Tonalité est donnée. Ça va saigner ! La suite des aventures d’Emma Wagner s’annonce déjà sur une cadence infernale. Non contente d’affronter hier les Ombres vengeresses de Napoléon, narrées dans Cent Jours, Sang Nuit, elle devra aujourd’hui faire face à des descendances douteuses pleines de bruit et de fureur.

   Qui est vraiment Emma Wagner ? Pourquoi, dès 1943, sa survie se joue-t-elle ici, à la Roche sur Yon, en plein cœur de l’occupation allemande ? Quant à la Résistance, peut-elle encore raisonnablement modifier le cours de l’existence de notre jeune héroïne ?

   Le passé réserve bien des surprises, surtout lorsqu’on l’a transformé en secret inviolable pendant de si longues années.

   Nulle échappatoire, nul sursis. Que l’on soit en mode mineur ou en mode majeur, on ne joue pas impunément avec le Sang et avec la Mort.

   Emma Wagner saura-t-elle jouer sa partition sans fausses notes jusqu’au bout ?

   A vous de le découvrir.

Emma Wagner sur les ondes

•11 janvier 2008 • Laisser un commentaire

Mercredi 16 janvier / Enregistrement de l’émission “C’est beau d’être jeune” pour une diffusion ultérieure sur RCF Vendée (104.5 MHz) . Animée par Georges-Henri Flament en présence d’Alexandre Picard, de Mickaël Barray (élèves de 3ème D) & de Thierry Barbeau (enseignant).

Jeudi 17 janvier 2008 / Emission diffusée en direct sur les ondes de Graffiti FM (88,6 MHz) à 18H30 en présence  d’Hélène Fauviot, de Romain Gueunegues (élèves de 3ème A) & de Michèle Turi (enseignante) à l’occasion de la préparation et de la  sortie prochaine de “Suite en Sang Majeur”.